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La mort et le mourir dans le Québec du XXIème siècle. Réflexion des membres du CNEV

Une anecdote, chez une amie médecin. Un jour, quelqu’un a cogné à sa porte, un homme de 70 ans, récemment éprouvé par un deuil. Il allait la voir car il avait soudain réalisé qu’il n’a jamais pensé à ce que serait une « bonne mort » pour lui.
Si cette anecdote devait dire quelque chose, ce serait qu’on ne pense pas souvent à sa propre mort. Comment s’en faire le reproche quand on est vivant ? Pourtant, aujourd’hui, la société en parle, surtout autour du sujet de l’aide médicale à mourir, évinçant peut-être la mort que nous définirons comme « ordinaire » dans cette réflexion, qui revient à « mourir de sa belle mort », « mourir à son terme », « mourir naturellement », accompagné bien sûr, encadré par la médecine des soins palliatifs, on le souhaite, et « tout simplement » mourir.
 
Le Comité a choisi de se poser en observateur de ces discussions qui polarisent, on ne se le cachera pas, entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre l’aide médicale à mourir, tous revendiquant pour eux-mêmes comme pour tous les autres « une mort digne ». Au fond, ça veut dire quoi ?
 
Sous cette question se dessinent des conflits de valeurs entre soi, autrui et la collectivité. Comment alors concilier les pour et les contre dans un vivre ensemble commun et partagé, sans jamais altérer les valeurs d’autonomie, de dignité, de sollicitude envers l’autre souffrant ?
 
Le Comité a tenté de se positionner comme observateur, prenant un recul salutaire, le poussant parfois dans sa réflexion, et tel en est l’objet, à mettre l’accent sur quelques angles morts ou trop saillants des débats actuels.
 
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Auteur(s)

Type(s)
CNEV

Publié le