Lutter collectivement pour diminuer l’isolement social des aînés de Québec, résultats préliminaires et réflexions du Collectif aînés isolement social – ville de Québec

Résumé de l'atelier

André Tourigny, Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l'Université Laval (IVPSA); Annie Frappier, IVPSA

L’isolement social touche plus de 15 % de la population âgée de 65 ans et plus, et environ 30% seraient à risque de le devenir (MacCourt, 2016). L’isolement social est généralement défini comme le fait d’établir de rares contacts avec autrui ou des contacts de piètre qualité (Conseil des aînés, 2014). Il peut entraîner des conséquences importantes sur différentes facettes de la santé physique et mentale (Courtin & Knapp, 2017; Holt-Lunstad, Smith, Baker, Harris, & Stephenson, 2015; Valtorta, Kanaan, Gilbody, Ronzi, & Hanratty, 2016). De nombreux facteurs, liés à l’individu comme à son environnement, peuvent contribuer à son avènement. De plus, des interventions individuelles ont fait l’objet d’évaluation et plusieurs se sont avérées prometteuses (Gardiner, Geldenhuys, & Gott, 2018).

Au printemps 2015, des organismes conscients de l’importance de cet enjeu social se regroupent pour répondre à un appel de proposition du gouvernement fédéral et créent le Collectif aînés isolement social ville de Québec. Leurs objectifs sont de diminuer l’isolement social d’aînés vivant à Québec, de développer avec les acteurs en place une synergie durable et de sensibiliser la population au phénomène de l’isolement social afin qu’ils puissent agir pour le prévenir.

Pour ce faire, ils proposent un ensemble de projets et d’activités s’inspirant du cadre de référence de l’organisme britannique AgeUK (Jopling, 2015). Ce cadre propose une approche prometteuse pour diminuer l’isolement social des aînés. Activant tous les leviers, il combine des interventions faites auprès des personnes et des milieux s’effectuant à quatre niveaux : 1) offrir des services de base; 2) effectuer des interventions directes; 3) assurer l’accès aux services « Passerelle »; et 4) agir sur les facilitateurs structurels en créant des environnements physiques et sociaux propices à la participation sociale des aînés.

Au printemps 2016, cinq des projets présentés par le Collectif reçoivent un financement de trois ans dans le cadre du programme pancanadien Nouveaux horizons pour les aînés. Ces projets sont portés par le Centre d'action bénévole du Contrefort, le Réseau québécois villes et villages en santé, l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l’Université Laval et Accès transports viables. De plus, trois organismes publics collaborent de près avec les partenaires financés et contribuent à sa mise en œuvre (CIUSSS de la Capitale-Nationale, Institut national de santé publique et la Ville de Québec). Depuis l’attribution du financement, les membres du Collectif se sont engagés dans un processus d’innovation sociale qui vise un changement systémique et ont mis sur pied une série d’actions en ce sens.

Cet atelier a permis d’explorer le processus mis en place par le Collectif, de mettre au jour certains résultats préliminaires des projets et de réfléchir aux défis posés par la mise en place et la pérennisation tant des projets que de l’approche adoptée. Les questions suivantes y ont été abordées : Où en sont les projets du Collectif? Quelle est la plus-value de cette approche collective? Comment assurer que la dynamique générée par les travaux du Collectif se prolonge au-delà du printemps 2019? Sous quelles formes et sur la base de quels paramètres faut-il construire la suite? Outre les présentations des partenaires responsables de projets au sein du Collectif, des organismes communautaires, des regroupements d’aînés, des intervenants et gestionnaires de CISSS ou de CIUSSS ont contribué aux échanges pour partager leurs expériences relativement à l’isolement social et leurs perspectives par rapport à la mise en place d’initiatives d’innovation sociale comme celle du Collectif.

Références à consulter

  • Conseil des aînés (2014). Rapport sur l’isolement social des aînés, 2013-2014. Ottawa: Emploi et Développement social Canada. Le Conseil national des aînés.
  • Courtin, E., & Knapp, M. (2017). Social isolation, loneliness and health in old age: a scoping review. Health Soc Care Community, 25(3), 799-812.
  • Gardiner, C., Geldenhuys, G., & Gott, M. (2018). Interventions to reduce social isolation and loneliness among older people: an integrative review. Health & Social Care in the Community, 26(2), 147-157.
  • Holt-Lunstad, J., Smith, T. B., Baker, M., Harris, T., & Stephenson, D. (2015). Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality: A Meta-Analytic Review. Perspectives on Psychological Science, 10(2), 227-237.
  • Jopling, K. (2015). Promising approaches: to reducing loneliness and isolation in later life. London, UK.
  • MacCourt, P. (2016). Isolement social des aînés. Volume I, Comprendre l’enjeu et trouver des solutions (pp. 50). 
  • Valtorta, N. K., Kanaan, M., Gilbody, S., Ronzi, S., & Hanratty, B. (2016). Loneliness and social isolation as risk factors for coronary heart disease and stroke: systematic review and meta-analysis of longitudinal observational studies. Heart, 102(13), 1009-1016.

Résumé des présentations et des sous-ateliers

Travailleur de milieu en action pour réduire l'isolement social des aînés, Aînés-nous à vous aider!

Louis Lemieux, Centre d'action bénévole du Contrefort (CABC)

Le CABC a présenté son service Aînés-nous à vous aider!. En 2016, il a pris de l'expansion dans de nouveaux secteurs de la ville de Québec, et ce, dû à une volonté politique pour les aînés, mais également dans une possibilité de travailler en collectif avec des partenaires pour réduire l'isolement social des aînés. Pour bien comprendre notre positionnement de ce service, nous avons présenté le service de travail de milieu pour aînés et divers points de notre expertise des dix dernières années tels que : l'historique du service, les objectifs poursuivis, les résultats, les défis des travailleurs de milieu pour le repérage, les constats (portrait de ce que nous voyons chez les aînés et ce que vit un travailleur de milieu au quotidien), le référencement et les relations avec partenaires, les bons coups (projets connexes) et l'avenir des initiatives de travail de milieu auprès des aînés en situation de vulnérabilité (ITMAV).


Des marches de repérage, un outil de diagnostic mobilisateur

Valérie Marcon, Accès transports viables

Dans le cadre de l'approche systémique développée par le Collectif isolement social – ville de Québec, Accès transports viables a présenté le projet des marches de repérage débuté en 2016.

Le projet de marches de repérage s'inscrit dans une volonté de sensibiliser la collectivité aux besoins spécifiques des personnes aînées dans la conception de nos villes et l'aménagement des rues, afin de favoriser leur mobilité active et un vieillissement en santé, ainsi leur participation sociale. Impliquant des intervenants de la Ville de Québec, des représentants d'organismes et des personnes aînées, nous avons réalisé 11 marches exploratoires dans différents secteurs de la ville.

Au-delà des rapports sur les freins à la mobilité des personnes aînées recensés lors de ces activités, les marches ont également été une occasion de mobilisation et de sensibilisation de l'ensemble des participants, qu'ils soient institutionnels ou civils.

Nous avons présenté autant la démarche, que certains des résultats obtenus et grands constats, de même qu'une partie de l'évaluation du projet lui-même.

Pour consulter la présentation, cliquez ici.


Voisins solidaires : une approche qui marie les petits gestes et les grandes idées

Jessica Veillet, Réseau québécois de Villes et Villages en santé (RQVVS); Bernard Duchesne RQVVS

Voisins solidaires est une approche qui invite les citoyens à développer les solidarités de voisinage dans leur milieu. En multipliant les occasions de créer des ponts entre les générations, elle vise à renforcer la cordialité et les petits services entre voisins et à installer un esprit de communauté dans les voisinages.

Interagir avec ses voisins, poser des gestes simples envers ceux-ci et contribuer à son milieu de vie sont des formes tangibles de participation sociale. De façon spécifique, l’approche Voisins solidaires est un outil pertinent pour relever le défi collectif du vieillissement et faciliter le vieillir chez soi. Son efficacité a été démontrée lors d’un projet pilote qui s’est échelonné sur une période de trois ans dans sept milieux québécois, de l’arrondissement multiethnique montréalais au village agricole.

Les bienfaits du renforcement des liens de proximité à l’échelle du voisinage sont nombreux et variés. Ce renforcement réduit notamment l’isolement social et stimule la participation des individus dans leur milieu de vie en :

  • Facilitant les communications entre voisins;
  • Suscitant l’action dans le voisinage;
  • Provoquant des occasions de rencontre;
  • Soutenant les individus rassembleurs;
  • Encourageant la vie démocratique;
  • Invitant la communauté à contribuer.

Les aînés et le voisinage

L’univers relationnel des aînés gravite autour de quatre ensembles : la famille, les amis, les professionnels et les voisins. Mais, nouer des liens avec de nouvelles personnes peut s’avérer difficile en vieillissant.

Or, le voisinage constitue un lieu important pour tisser de nouveaux réseaux. Il offre en effet de multiples occasions et possibilités de rencontres. Le fait d’entrer en relation avec autrui peut valoriser, voire réconforter, les aînés. Il donnera davantage de sens à leur vie.

Le voisinage devenu plus inclusif, cordial et bienveillant à l’égard des aînés leur procure souvent un réel sentiment de sécurité. Cela dit, ils ne sont pas les seuls à tirer avantage de voisinages solidaires. En effet, ces aînés ont également beaucoup à offrir à leur milieu de vie : du temps de qualité, des connaissances étendues sur l’histoire de leur rue ou de leur quartier et de riches expériences de vie.

Le Réseau québécois de villes et villages en santé (RQVVS), en tant que membre du Collectif pour réduire l’isolement social des aînés, contribue avec enthousiasme à cet enjeu collectif grâce à son approche Voisins solidaires.

Le RQVVS joue un rôle de promotion et de soutien auprès de toutes les communautés et organisations locales intéressées par l’approche Voisins solidaires. Plus spécifiquement, il promeut cette approche et offre son expertise-conseil aux acteurs locaux qui désirent s’approprier la mécanique de l’approche Voisins solidaires.

Neuf champs d’action conduisant à des voisinages en santé

L’expérience a mis en lumière neuf champs d’action permettant de modifier et de modeler le voisinage selon trois grands axes :

  1. Influencer les comportements;
  2. Transformer les milieux de vie;
  3. Agir avec les systèmes.

S’il est recommandé d’agir sur plusieurs de ces champs d’action à la fois afin d’induire un réel changement, chaque milieu de vie a ses propres enjeux et ses propres contraintes. La valeur de l’approche Voisins solidaires est sa souplesse et sa capacité de s’adapter aux réalités changeantes des milieux. Elle peut s’avérer aussi pertinente dans un milieu multiethnique que dans une banlieue-dortoir. L’expérience pilote l’a confirmée.

Rôle du RQVVS

Le RQVVS exerce un rôle de promotion et de soutien auprès des communautés du Québec qui désirent déployer l’approche selon ces grandes avenues :

  • Promotion de l’approche Voisins solidaires auprès des acteurs municipaux et communautaires et auprès des citoyens.
  • Soutien aux municipalités et aux organisations locales pour le démarrage d’une démarche.
  • Animation d’une communauté de pratique permettant le partage des meilleures pratiques et les plus utiles à l’action locale.

Outils disponibles sur le site voisinssolidaires.ca

Dans la section Boîte à outils pour les citoyens :  

  • Exemples d’actions pour voisins débutants, bienveillants et rassembleurs et lors d’occasions spéciales.
  • Guide Génération voisins.
  • Manuel des voisins rassembleurs menant une démarche dans leur voisinage.
  • Capsules vidéo.

Dans la section Boîte à outils pour les municipalités et les organisations locales :  

  • Voisinage 101 – Qu’est-ce que le voisinage? Quelques éléments de base.
  • Mises en situation, un outil d’animation pour permettre aux citoyens d’échanger sur des exemples de gestes de voisinage.
  • Fantaisie guidée, un guide d’animation pour rêver son voisinage.

Dans la section Zone réservée (inscription gratuite, mais nécessaire) :

  • Démarche de l’intervenant.e social.e, des trucs et astuces pour déployer Voisins solidaires dans un milieu de vie.
  • Vous et vos voisins, un questionnaire utile au démarrage d'une démarche, pour mobiliser et repérer les Voisins rassembleurs.
  • Portrait de ma communauté, un jeu-questionnaire à réaliser en groupe.
  • Rendez-vous de voisins, un guide d’animation, comprenant des exemples d’activités.
  • Exemples d'invitation pour les résidents à un Rendez-vous des voisins.
  • Banque de messages courts.

Mutualiser nos savoirs pour renforcer nos actions

Sylvain Demers, CABC; Andrée Sévigny, Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l’Université Laval; Marc Poirier, CABC; Claire Blanchette, CABC

L’isolement social des aînés est une préoccupation très actuelle. Selon des rapports de Statistique Canada, on estime que 19%1 et 24 %2 des Canadiens de plus de 65 ans se sentent isolés et aimeraient pouvoir participer à plus d’activités sociales. Généralement, une personne qui vit de l’isolement établit de rares contacts avec autrui ou ces contacts sont de piètre qualité. Elles manquent de contacts sociaux, de rôles sociaux et de relations mutuellement bénéfiques. Il s’agit d’un problème social important qui peut avoir des impacts physiques, sociaux et psychologiques importants et augmenter la mortalité. Des efforts sont déployés dans la région de Québec afin de contrer cet isolement et de favoriser la participation sociale des aînés3-4. La participation sociale prend diverses formes allant de contacts individuels enrichissants avec d’autres au militantisme des aînés, en passant par les activités de loisirs ou le bénévolat.

C’est dans ce contexte que le projet L’isolement social des personnes aînées n’est pas une fatalité, parrainé par le Centre d’action bénévole du Contrefort (CABC), a été initié. Il a pour but d’amenuiser l’isolement social des aînés, d’enrichir la pratique des intervenants impliqués auprès d’eux et de sensibiliser le grand public aux retombées positives de la participation sociale des aînés. Ce projet est réalisé au moyen d’activités distinctes, dont une exposition interactive. Cette exposition vise à sensibiliser le grand public sur l’importance de la participation sociale des aînés. L’exposition comprend diverses « stations » qui invitent les participants à poursuivre la construction du matériel présenté par des échanges ou des écrits.

D’abord, des informations générales sur la situation des personnes aînées sont diffusées et permettent d’identifier des enjeux et de soulever certaines questions. Ces informations portent sur la démographie, la santé et les coûts reliés, l’isolement et la participation sociale. Des tableaux, réalisés par des aînés qui participent aux activités de l’organisme « Les Pinceaux d’or », sont exposés. Ils illustrent le processus de création artistique qui, en soi, favorise la participation sociale des artistes aînés. Les participants à l’exposition peuvent écrire leurs propres réflexions sur l’isolement social des aînés. Trois saynètes, qui témoignent de situations d'isolement social et auxquelles le public peut réagir par des suggestions pour régler les situations problématiques présentées, sont interprétées par des acteurs. Des photos, qui montrent les facteurs de risque d’isolement et les diverses formes de participation sociale, sont affichées.

         

© Éric Legardeur

Une vidéo, diffusée en continu lors de l’exposition, présente brièvement un portrait de la participation sociale et de l’isolement social des aînés. Elle comprend un vox pop faisant l’écho des réflexions de monsieur et madame tout le monde sur ces réalités. Il est prévu que cette exposition itinérante ait lieu à 11 endroits différents de la ville de Québec en 2018-2019.

La communication portait sur cette exposition co-construite par une équipe de partenaires. La co-construction est considérée comme l’implication d’une pluralité d’acteurs dans l’élaboration et la mise en oeuvre d’un projet ou d’une action. Dans le cas de l’exposition itinérante, la co-construction est réalisée par huit personnes, provenant de différents milieux, dont la majorité d'entre elles sont âgées de plus de 60 ans. Elles mettent en commun leurs expériences, leurs connaissances et leurs habiletés afin de sensibiliser le grand public à la situation des aînés isolés et à la possibilité de participer socialement. Cette mise en commun rejoint un idéal d’initiative participative qui est proposé aussi aux visiteurs de cette exposition. En effet, le visiteur est interpellé pour contribuer à son tour à la construction du sens attribué aux diverses installations de cette exposition en partageant leurs perceptions. De cette façon, l’exposition devient à la fois un véhicule de transfert de connaissances original et interactif tout en offrant une occasion de participation sociale.

Par ailleurs, il importe de prendre conscience des difficultés liées à une telle initiative, surtout si nous souhaitons reproduire de tels événements. Un moyen incontournable pour atteindre les objectifs fixés était l’implication de divers milieux afin d'accueillir l’exposition dans leurs locaux et de l’offrir à leur clientèle, leur personnel ou leurs associés. À cette fin, plus de 70 organismes ont été sollicités de milieux aussi divers que des centres d’achats, des associations d’affaires, des institutions financières, des sièges de compagnies d’assurance, des sièges syndicaux, des ministères et organismes gouvernementaux, des associations de retraités, des organismes culturels, des organismes communautaires, des milieux d’enseignement et des résidences pour personnes aînées. Sur ce nombre 18 ont accepté, soit à peu près 25 %. C’est PEU, étant donné que nous leur offrions une activité clé en main qui ne leur demandait aucun investissement en temps, en argent ou en ressources humaines, si ce n’est de l’espace requis, de quelques tables et chaises, et d'une promotion auprès de leur monde. Cela soulève un enjeu important : pouvons-nous espérer collaborer avec le monde des affaires, du gouvernement, des syndicats, du communautaire et de l’enseignement afin de promouvoir la participation sociale des aînés sur le territoire de la ville de Québec? La question centrale soulevée par l’exposition itinérante demeure celle-ci : sommes-nous vraiment inclusifs pour les personnes aînées?

Références à consulter

  1. Statistique Canada. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2008-2009, mentionné dans le Rapport sur l’isolement social des aînés 2013‑2014. Gouvernement du Canada, p. 1, Conseil national des aînés (2014). Téléchargé le 15 juillet 2015 du site : http://www.conseildesaines.gc.ca/fra/recherche_publications/ isolement_social/page00.shtml
  2. Gilmour, Heather (2012). Statistique Canada, Rapports sur la santé, octobre 2012. Téléchargé le 14 septembre 2015 du site : http://www.statcan.gc.ca/pub/82-003-x/2012004/article/11720-fra.htm
  3. Tourigny, A. & Frappier, A. (2017). Collaborer pour diminuer l'isolement social des aînés à Québec: portrait d'un collectif [Présentation PowerPoint]. Repéré à https://www.ivpsa.ulaval.ca/sites/ivpsa.ulaval.ca/files/collectifainesis_ivpsa-30-oct-2017-ivpsa-web_0.pdf.
  4. Raymond, E., Sévigny, A., Tourigny, A., Vézina, A., Verreault, R., C Guilbert, A. (2013). On the track of evaluated programmes targeting the social participation of seniors: a typology proposal. Ageing and Society, 33(2):1-30

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